vivre-avec-l-autisme

Lecture : cahiers de preaut numéro 5

Ces cahiers relèvent de la mouvance psychanalytique et font prendre bien du retard à la recherche en autisme. Il s'agit toujours de prévenir l'autisme et de repérer ma mère pas assez bonne.

On reste sidéré de voir que lescahiers en question se sont appropriés l'ouvrage de Daniel Tammet : "Je suis né un jour bleu" pour afffirmer que le syndrome d'asperger est une psychose et que sa mère pas assez bonne a provoqué l'autisme ; la conception de l'épigénèse des psychanalytiques est pour le moins curieuse.

La réflexion sur le diagnostic refuse les recommandations diagnostiques pourtant officielles de la HAS et de la Fédération française de Psychiatrie et s'en tient à la psychose. C'est triste ! Pourquoi caricaturer les revendications des parents d'un diagnostic correct et précoce ? Jamais les parents n'ont fait l'impasse sur ce qui est revendiqué dans l'article : l'aléatoire de l'humain. Une personne autiste est une personne et le handicap qu'est l'autisme se vit de manère très différente suivant le tempérament et l'histoire de chacun. La psychothérapie institutionnelle faite pour répondre à la problématique de la psychose (je cite) présuppose que l'environnement familial mauvais doit être réparé par l'institution : mais les parents d'en fants autistes n'ont rien fait ! Tout au plus sont-ils eux-mêmes autistes (c'est très fréquent) car l'autisme est génétique et se transmet.

Non l'autisme n'est pas le fait que les circuits pulsionnels du sujet et de l'Autre se referment sur eux-mêmes, c'est un trouble neuro-développemental qui perturbe la gestion des émotions, des sensations, et de la vision sociale des choses et des autres. Non, il ne faut pas attendre l'avènement du désir chez l'enfant autiste. On ne peut rester sérieux quand on lit : "la pathologie autistique gèle l'introjection des rythmes internes et des affects porteurs de création d'espace psychique propre dans lequel le tiers ne peut s'installer". Et à quoi sert de fustiger le monde anglo-saxon ? Leur accompagnement de l'autisme est bien plus efficace que celui fait en France ! Pas besoin de "clinique de la passation" avec les "possibilités de transfert que déploie le sujet" pour gérer la résistance au changement : il suffit de gérer les transitions correctement et la personne autiste apprend à gérer l'imprévu au moins pour les situations de base.

Une bonne analyse en revanche des outils d'évaluation.

Nous avons besoin d'aide éducative et technique, d'orthophonistes et de psychologues formés à l'autisme, d'AVS formés à l'autisme, d'écoles inclusives, d'entreprises qui accueillent nos adultes, de structures qui sachent apprendre à nos enfants à communiquer et à se socialiser , à gérer leurs difficultés éventuelles de comportement ; c'est tout !



27-07-2009 | 250 vues

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